
Il y a des textes que l’on lit et qui nous marquent, et puis il y a ceux qui nous dépossèdent, qui nous volent nos propres mots pour nous les renvoyer avec une précision troublante. Lettre au père de Franz Kafka fait partie de ceux-là.
En le découvrant adolescent, j’ai eu l’impression d’entendre ma propre voix, de lire une lettre que j’aurais pu écrire, que j’avais peut-être déjà écrite, en silence. Je retrouvais dans ses mots une douleur qui résonnait avec la mienne, un combat intérieur familier, une lutte ina…